Le conte, une valeur sûre en pays gbaya

Paulette Rouloun

Resumen


Après avoir présenté les Gbaya “bodoe, une société de chasseurs cueilleurs cultivateurs, et leur langue, une langue oubanguienne du groupe Niger-Congo, l’auteur situe le genre conte parmi les productions de cette société à tradition orale. Le conte y est défini par un nom l’identifiant tò et le moment particulier de sa production: le soir, à la nuit tombée. Elle présente ensuite le monde des contes qui, basés principalement sur l’univers quotidien des gens, développent
une dimension mythique mettant en scène un certain nombre de divinités littéralement “des immortels”, terme qui désigne également les ancêtres. Mais ces divinités ne donnent lieu à aucun rite et n’interviennent que dans le monde imaginaire des contes. Il s’agit d’un monde d’excès et de démesure qui mêle trois types de personnages (des humains, des animaux à comportement humain et des divinités) dont les noms propres leur sont spécifiques et permettent leur identification. Figure à part puisqu’elle combine les trois types présentés, Wanto dont la forme animale est l’araignée, qui représente
le héros civilisateur et est l’image prototypique de la complexité de l’homme. Il personnifie l’identité gbaya. Suit une présentation du déroulement d’une soirée de conte et une analyse de la façon dont conteurs et public s’associent pour réaliser la performance de tout conte. Il en ressort une vitalité du conte qui continue à être dit en pays gbaya “bodoe et reste une valeur d’identification pour tout gbaya y compris en zone urbaine.


Texto completo:

PDF

Enlaces refback

  • No hay ningún enlace refback.


ISSN: 1130.5703

D.L.:B-8.882-1998